Salesforce monte de 18% et commence à donner une réponse à ceux qui pensaient que l’IA allait détruire l’industrie du logiciel.

L’entreprise a généré 11,35 milliards en revenus au dernier trimestre, soit une hausse de 11% sur un an. Mais la plus grosse surprise est du côté des profits avec le bénéfice par action qui atteint 5,90$ alors que Wall Street anticipait seulement un BPA de 3,27$.

La rentabilité continue de s’améliorer. La marge d’exploitation a atteint 34% et le free cash flow a bondi de 81% pour atteindre 1,1 milliard de dollars.

De mon côté, le chiffre qui m’intéresse le plus concerne justement l’intelligence artificielle.

Agentforce et Data 360 génèrent maintenant près de 3,9 milliards en revenus récurrents annualisés, une hausse de plus de 210% en un an. Agentforce à lui seul dépasse maintenant 1,5 milliard et affiche une croissance de plus de 240%.

Au fait, Salesforce continue d’intégrer l’IA directement dans son écosystème. L’entreprise vient d’élargir son partenariat avec Anthropic avec « Claudeforce », qui permet d’utiliser les modèles Claude à l’intérieur des outils et des données de Salesforce.

Slack commence également à profiter de cette stratégie. Le nombre d’utilisateurs de Slackbot a bondi de plus de 150% par rapport au trimestre précédent et Slack vient d’enregistrer sa meilleure croissance de nouveaux contrats depuis son acquisition par Salesforce.

Bref, les résultats du dernier trimestre sont très intéressants dans le contexte actuel. Depuis plusieurs mois, le secteur logiciel est sous pression parce que les investisseurs se demandent si l’IA va permettre aux entreprises de remplacer certains logiciels traditionnels.

Pour l’instant, Salesforce montre plutôt le scénario inverse : l’entreprise utilise l’IA pour ajouter de nouvelles fonctionnalités à ses logiciels, augmenter la valeur de sa plateforme et vendre de nouveaux produits à ses clients existants.