đŸ‡ŠđŸ‡« Les talibans sont abjects. Mais les dĂ©mocraties doivent malgrĂ© tout leur parler.

Cinq ans aprĂšs le retour des talibans au pouvoir, leur rĂ©gime paraĂźt solidement installĂ© en Afghanistan. L’isolement occidental n’a pratiquement rien changĂ© Ă  leur politique intĂ©rieure, tandis que la Russie, la Chine, l’Inde, la Turquie et les Émirats arabes unis dĂ©veloppent dĂ©jĂ  leurs propres relations avec Kaboul.

Pour The Economist, continuer Ă  ignorer le rĂ©gime risque surtout de laisser le terrain Ă  Moscou et PĂ©kin, tout en aggravant la situation Ă©conomique et humanitaire des Afghans. Le journal dĂ©fend donc une approche plus pragmatique : maintenir l’aide humanitaire, revoir certaines sanctions et rĂ©tablir progressivement des canaux diplomatiques.

Cela ne signifie ni approuver ni lĂ©gitimer les talibans. Les restrictions imposĂ©es aux femmes et aux filles restent extrĂȘmement sĂ©vĂšres. Mais reconnaĂźtre une rĂ©alitĂ© politique peut permettre davantage de dialogue, de renseignement et d’influence que cinq annĂ©es d’isolement.

🌍 Parler avec un rĂ©gime que l’on condamne n’est pas l’approuver. C’est parfois simplement faire de la gĂ©opolitique.