Cet article contient une copie de la lettre envoyée aux sénateurs/sénatrices américain(e)s Warren, Van Hollen et Marshall. Elle est retranscrite ici dans son intégralité dans un effort de transparence quant à nos interactions avec les autorités réglementaires et pour donner un aperçu de quelques-uns des obstacles que posent les sacro-saintes institutions gouvernementales aux entreprises crypto.
Chère sénatrice Warren, chers sénateurs Van Hollen et Marshall :
Nous vous écrivons en réponse à votre lettre datée du 1er mars 2023 concernant les rapports publics relatifs à Binance (la « Lettre »). Votre Lettre mentionne plusieurs articles ayant pour objet Binance.com (ci-après désigné par la dénomination « Binance » en opposition à Binance.US), qui sont soit incorrects, soit incomplets. Nous sommes reconnaissants de cette occasion de dissiper les contrevérités créées par certains reportages médiatiques à propos de Binance et d’ouvrir un dialogue avec vous pour parler des sujets importants que vous avez évoqués.
La Lettre se concentre sur la réglementation, la conformité et la transparence ; nous commencerons donc par aborder ces thèmes fondamentaux en présentant trois arguments, et nous poursuivrons en discutant plus en détail des problèmes soulevés dans la Lettre. Voici nos trois arguments :
Binance a soutenu que la réglementation était la meilleure protection à offrir aux utilisateurs et utilisatrices. Des lois adaptées protégeront les client(e)s et les marchés tout en permettant d’innover et de préserver les propositions de valeur fondamentales de la crypto : l’indépendance et l’autonomisation financière.
Binance salue les efforts déployés par les États-Unis pour considérer les réglementations de manière holistique et adopter une approche pangouvernementale, différente de l’ensemble hétéroclite de lois actuellement appliqué. En sa qualité d’entreprise internationale, Binance a donné la priorité à la conformité avec les réglementations locales tout au long de son développement, notamment en obtenant des approbations réglementaires ou des licences d’exploitation auprès de nombreux pays et régions du monde entier. Dans le respect de cette volonté de conformité avec les réglementations, et contrairement aux rapports publics fondés sur des informations périmées et incomplètes, Binance a décidé en 2019 de lancer une entité américaine distincte, Binance.US, pour proposer aux utilisateurs américains et utilisatrices américaines une plateforme conforme. Binance.US s’est développée pour devenir l’une des plus grandes plateformes de trading d’actifs numériques basées aux États-Unis, possédant les licences nécessaires et opérant dans quasiment tous les états et territoires américains ;
Binance prend la question de la conformité très au sérieux et échange régulièrement avec les forces de l’ordre américaines. Aujourd’hui, plusieurs centaines d’expert(e)s en conformité et en sécurité qui forment l’équipe de Binance collaborent étroitement avec les forces de l’ordre et les organismes de réglementation gouvernementaux du monde entier. Binance renforce également en permanence ses contrôles de conformité, notamment en recrutant des expert(e)s aux postes de responsables de l’équipe de conformité, en travaillant avec des fournisseurs tiers de renommée mondiale pour mettre en place la surveillance des processus de connaissance du client (« KYC ») et des transactions, et en consultant des expert(e)s du secteur pour examiner et renforcer ses contrôles ; et
les enregistrements publics sur la blockchain (analyses sur la blockchain) des exchanges crypto signifient que la plateforme est plus transparente que les établissements financiers classiques, une transparence qui permet de suivre et retracer plus facilement le flux des actifs crypto. En publiant sa preuve de réserves, ses informations de portefeuilles en ligne et hors ligne, et en s’engageant sur six points pour un exchange sain, Binance établit une norme importante, que nous pensons que chaque exchange et plateforme devrait respecter.
I. Les origines de Binance
Binance a été lancée en 2017 par l’entrepreneur canadien Changpeng Zhao (« CZ ») et plusieurs autres cofondateurs et cofondatrices. La famille de CZ a émigré au Canada en 1989 alors qu’il avait 12 ans. Après des études informatiques à l’université McGill de Montréal, CZ a occupé plusieurs postes relatifs aux logiciels dans des établissements financiers occidentaux. Il a très vite compris le potentiel de la cryptomonnaie en tant que technologie de transformation, qui permettra de faciliter l’accès au système financier des communautés ne possédant historiquement peu ou pas de compte bancaire. En 2013, CZ s’est tourné vers le secteur des cryptomonnaies en Asie et a notamment fondé BijieTech, une entreprise technologique qui proposait des solutions de logiciel en tant que service à d’autres exchanges crypto.
CZ et plusieurs de ses collègues chez BijieTech ont ensuite entrepris de concevoir une plateforme sécurisée et axée sur les utilisateurs/utilisatrices, qui fournirait des services de qualité supérieure en vue d’améliorer l’indépendance financière dans le monde entier et par la même occasion, l’inclusion financière et sociale. Cette idée est à l’origine de Binance. En juillet 2017, l’équipe fondatrice de Binance a décidé de lancer l’entreprise alors que CZ vivait à Shanghaï, en Chine. À ses débuts, Binance était une petite entreprise qui proposait uniquement des services d’échange Spot de crypto à crypto avec une équipe d’environ 30 personnes, pour la plupart d’ancien(e)s développeurs et développeuses de logiciels. Binance a toutefois connu une croissance remarquable, et moins de six mois après son lancement, était décrite comme le premier exchange crypto au monde avec « deux ou trois millions » de nouvelles inscriptions chaque semaine.
Quelques mois après son lancement en 2017, et avant même que Binance ne soit officiellement déclarée, le gouvernement chinois a changé de position sur la question des plateformes d’actifs numériques en activité sur les territoires de la Chine continentale et de Hong Kong ; l’entreprise a alors décidé de se relocaliser à Tokyo afin de protéger les droits de ses utilisateurs et utilisatrices. Peu après, Binance, qui n’en était encore qu’à ses débuts, a choisi de ne pas s’établir en un seul lieu, mais qu’elle étendrait ses activités dans le monde entier grâce à un personnel opérant aux quatre coins de la planète, conformément aux principes de la finance décentralisée qui valorisent l’international.
Dans le respect de cette philosophie, Binance, alors une jeune entreprise évoluant dans un secteur novateur et en mutation rapide, s’est attelée à attirer et fidéliser des client(e)s du monde entier. Binance a tout d’abord considéré le marché américain comme dominé par des entreprises plus anciennes, et avait en outre des doutes sur l’environnement réglementaire complexe et incertain.
Fin 2018, Binance a consulté plusieurs conseillers juridiques pour connaître ses possibilités d’implantation sur le marché américain. L’une des nombreuses propositions présentées à Binance provenait de Harry Zhou, un avocat américain qui avait auparavant occupé le poste d’associé dans un grand cabinet juridique international pour ensuite devenir directeur de la conformité chez HBUS (le partenaire américain de Huobi). Contrairement aux rapports publics fondés sur des informations périmées et incomplètes, Binance a rapidement et sans équivoque rejeté la proposition de M. Zhou en faveur d’autres solutions. Au final, les dirigeant(e)s de Binance ont décidé que la meilleure solution consistait à (1) lancer une entité distincte réservée aux utilisateurs et utilisatrices américain(e)s, qui serait immatriculée aux États-Unis et proposerait uniquement des produits conformes à la législation américaine, et (2) exclure les utilisateurs et utilisatrices américain(e)s de Binance.
Dans le cadre de cette approche, la fondation de Binance.US a été annoncée le 13 juin 2019, et la plateforme lancée le 24 septembre 2019 en tant que plateforme conforme pour les utilisateurs et utilisatrices américain(e)s. Même si Binance.com et Binance.US sont toutes deux la propriété de CZ, et même si CZ fait partie du conseil d’administration de Binance.US, Binance.com et Binance.US sont des entités distinctes, contrairement à ce que suggèrent les rapports publics. Binance.US n’est pas une filiale de Binance. Aujourd’hui Binance.US s’est développée pour devenir l’une des cinq plus grandes plateformes de trading d’actifs numériques basées aux États-Unis, opérant dans quasiment tous les États et territoires américains.
Dans la foulée du lancement de Binance.US, Binance a modifié ses Conditions d’utilisation pour interdire les utilisateurs et utilisatrices américain(e)s et a commencé à informer ces derniers et dernières qu’ils/elles n’étaient plus les bienvenu(e)s sur la plateforme de Binance. Binance a également renforcé ses protocoles de KYC (connaissance du client ou Know Your Customer) de manière à signaler les tentatives d’utilisation de documents américains tels que des passeports américains comme preuve d’identité pour s’inscrire sur la plateforme Binance.com. Au fil du temps, Binance a continué à renforcer ses restrictions à l’égard des citoyen(ne)s américain(e)s, notamment en mettant en place un blocage par adresse IP et opérateur mobile et en collaborant avec des expert(e)s externes pour évaluer ses capacités de géorepérage. La mise en place des efforts de Binance pour exclure et limiter l’accès des utilisateurs et utilisatrices américain(e)s a été progressive, et ils n’étaient à l’époque pas optimaux.
Tout au long de son développement, Binance a privilégié la conformité réglementaire : comme l’entreprise l’a annoncé dans son Rapport de fin d’année 2022, « Les objectifs principaux de Binance sont de se conformer aux réglementations existantes et de prendre part à la création de nouveaux cadres réglementaires qui favorisent l’innovation financière tout en protégeant les utilisateurs et utilisatrices. » Aujourd’hui, Binance est un exchange mondial dont une partie de la base d’utilisateurs et d’utilisatrices se trouve aux États-Unis, qui est réglementé par les lois des juridictions applicables de divers pays auxquelles il se conforme. Binance a obtenu des approbations réglementaires ou des licences d’exploitation dans un grand nombre de pays et de régions du monde entier, y compris sans s’y limiter la France, l’Italie, l’Espagne, la Pologne, la Lituanie, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, Dubaï, le Bahreïn, Abou Dabi, le Mexique et le Kazakhstan. Conformément à son statut d’entreprise internationale, Binance emploie également plus de 8 000 personnes à temps plein dans le monde entier, a créé deux grands centres régionaux à Paris et à Dubaï, et possède des bureaux dans de nombreuses autres juridictions où elle détient une licence ou une homologation, y compris sans s’y limiter la France, l’Italie, l’Espagne, le Japon et l’Australie.
Ce qui était au départ un exchange de crypto à crypto est devenu un écosystème de blockchain mondial qui englobe des services de trading, des solutions d’infrastructure, des ressources pédagogiques, des départements de recherche, des programmes caritatifs, des initiatives d’incubation d’investissements, et bien plus encore. Binance reste toutefois fidèle à sa mission centrale : l’inclusion financière et l’amélioration de la liberté financière dans le monde grâce à une plateforme et des produits conformes, centrés sur les utilisateurs et utilisatrices et sûrs.
II. L’engagement de Binance vis-à-vis de la conformité
A. Le programme de conformité de Binance
Binance a investi des ressources conséquentes dans la conformité, notamment en commençant la création de son programme de conformité dans l’année suivant son lancement. Binance n’est pas une entreprise parfaite, mais elle s’est efforcée de protéger les utilisateurs et utilisatrices dans ce secteur en rapide évolution. En juillet 2018, Binance a adopté ses politiques de conformité fondamentales : la Politique de conformité mondiale, sa Politique de vérification LBC, sa Politique de vérification mondiale, et ses Procédures de surveillance des transactions mondiales. Au cours des années 2018 et 2019, Binance a fait appel aux services de nombreux fournisseurs tiers afin de l’aider à détecter et réagir aux transactions suspectes.
En 2021, Binance est devenue le premier exchange non américain à rendre obligatoire la procédure de KYC pour tou(te)s ses utilisateurs et utilisatrices. Aujourd’hui, quiconque souhaite s’inscrire sur Binance doit terminer le processus de KYC. Les utilisateurs et utilisatrices (une nouvelle fois, qui ne peuvent être des citoyens ou des citoyennes américains/américaines) doivent fournir une pièce d’identité valide ainsi qu’un « selfie », que Binance compare à leur pièce d’identité avec l’aide de fournisseurs de renommée mondiale (par ex. Jumio, Onfido, et d’autres encore). Binance mène également des recherches depuis World-Check pour par exemple identifier les antécédents criminels, les liens avec des organisations terroristes, la présence sur une liste de personnes politiquement exposées (PPE), et les listes de surveillance des sanctions pour les utilisateurs et utilisatrices potentiel(le)s. L’utilisateur/utilisatrice reçoit alors un score de risque qui peut entraîner une vérification plus approfondie de ce(tte) client(e). Binance emploie également des outils de surveillance des transactions pour détecter et empêcher les transactions à risque élevé ou suspectes. L’entreprise utilise à la fois des outils internes et des outils créés par des fournisseurs tiers réputés pour analyser les transactions et les profils des utilisateurs/utilisatrices en temps réel. À titre de référence, Binance a effectivement empêché la validation de plus de 54 000 transactions entre août 2021 et novembre 2022 grâce aux alertes émises par les systèmes de surveillance des transactions.
Binance a continué d’investir des ressources considérables pour renforcer son programme de conformité, et l’équipe se compose désormais d’environ 750 agent(e)s de conformité principaux et de soutien, dont près de 80 personnes ayant déjà travaillé dans les forces de l’ordre ou au sein d’un organisme de réglementation et près de 260 personnes titulaires de certificats professionnels dans le domaine de la conformité, notamment le Certified AML Specialist (Spécialiste LBC certifié, « CAMS »), l’International Advanced Certificate in AML de l’ICA (Certificat international de niveau avancé en LBC), le Cryptocurrency Fundamentals Certification (Certificat de maîtrise des notions fondamentales sur les cryptomonnaies) et le Chainalysis Reactor Certification (Certificat de maîtrise de Chainalysis Reactor, « CRC »). En complément de son équipe de conformité principale, Binance dénombre plusieurs centaines d’employé(e)s chargé(e)s des opérations, des produits et de la technologie pour accompagner le développement et l’exécution des programmes de conformité. Les responsables de la conformité chez Binance sont des expert(e)s en la matière. Parmi elles et eux, nous pouvons nommer :
Noah Perlman, directeur de la conformité possédant plus de 20 ans d’expérience dans différents grands établissements financiers et organismes de réglementation, notamment en tant que DC et directeur des opérations de Gemini, responsable mondial du service de lutte contre la criminalité financière et responsable mondial des enquêtes spéciales de Morgan Stanley, conseiller juridique de la Drug Enforcement Administration, et procureur adjoint des États-Unis pour le District Est de New York, où il a occupé plusieurs postes de responsable ;
Steve Christie, directeur adjoint de la conformité, qui a notamment été le directeur de la conformité de Kraken pendant plus de quatre ans et possède plus de 20 ans d’expérience notamment dans les domaines de la politique, des enquêtes et des opérations LBC ;
Amjad Qaqish, responsable mondial de la conformité et responsable des rapports anti-blanchiment d’argent, qui a exercé pendant 23 ans en tant qu’agent spécial du service d’enquête criminelle de l’Internal Revenue Service (« IRS-CI ») et a notamment travaillé avec l’unité des techniques d’enquêtes spéciales, le groupe de recherche et de sauvetage et l’unité de lutte contre la cybercriminalité ;
Tigran Gambaryan, responsable de la lutte contre la criminalité financière, qui a occupé pendant 10 ans les postes d’agent spécial des unités de lutte contre la cybercriminalité de l’IRS-CI et d’agent spécial du département du Trésor des États-Unis, où il a développé la méthodologie d’enquête des cybercrimes utilisant les cryptomonnaies et a réussi à retrouver pour la première fois la trace de bitcoins pendant l’enquête de la Silk Road ;
Chagri Poyraz, responsable mondial des sanctions, qui possède 8 ans d’expérience en tant que dirigeant principal de la conformité, et a notamment occupé les postes de responsable de la conformité aux lois LBC et aux sanctions chez Coupang et de responsable régional des sanctions chez HSBC, et a travaillé pendant plus de 10 ans pour les Nations unies ;
Kristen Hecht, responsable mondiale de la conformité des entreprises, qui a travaillé pendant 17 ans au sein du secteur public et dans des institutions financières internationale, notamment en tant que conseillère principale en politique pour le bureau du financement du terrorisme et des crimes financiers du département du Trésor américain, responsable de la conformité en matière de criminalité financière de HSBC Chine, et directrice de la conformité/responsable de l’application de la Bank Secrecy Act (loi sur le secret bancaire) de Novi, le projet d’actif numérique et de portefeuille crypto de Meta ;
Matthew Price, responsable mondial des enquêtes, avec à son actif 15 ans d’expérience dans les forces de l’ordre, notamment en tant qu’agent spécial de l’unité de cybercriminalité de l’IRS-CI et en tant que responsable du ciblage au sein de la Central Intelligence Agency ; et
Jarek Jakubcek, responsable mondial de la formation à l’application des lois, qui a passé 12 ans dans les forces de l’ordre à lutter contre la cybercriminalité et d’autres activités illicites au sein de l’équipe chargée du Dark Web du Centre européen de lutte contre la cybercriminalité et au sein de l’An Garda Siochan, le service national de police et de sécurité d’Irlande. En sa qualité de l’un des premiers enquêteurs crypto d’Europe, M. Jakubcek a participé à plusieurs enquêtes très médiatisées, est l’auteur du premier guide complet sur les enquêtes crypto et a pris la tête d’une communauté de plus de 2 500 enquêteurs et enquêteuses crypto.
En plus de développer son expertise en interne, Binance a recruté et collabore avec d’éminent(e)s expert(e)s en conformité, dont certain(e)s de nationalité américaine, pour s’assurer de respecter les normes du Groupe d’action financière (GAFI) et pour examiner ses protocoles de conformité. La direction de Binance s’appuie également sur son Conseil consultatif mondial composé de leaders du secteur et d’ancien(ne)s haut(e)s fonctionnaires du monde entier, comme Max Baucus (ancien sénateur américain originaire du Montana) et David Plouffe (ancien conseiller principal du président Obama).
B. Conformité aux sanctions
Pour Binance, la conformité aux sanctions est une affaire très sérieuse, et l’entreprise a d’ailleurs de son propre chef mis en place des mesures pour éviter de se retrouver impliquée dans des transactions interdites par les restrictions commerciales et les lois sur les sanctions économiques de plusieurs pays et organisations, dont les États-Unis, lorsque celles-ci s’appliquent à Binance. En mai 2018, Binance a mis à jour ses Conditions d’utilisation pour empêcher l’accès à la plateforme des utilisateurs et utilisatrices faisant l’objet de sanctions. En 2018 et 2019, Binance a commencé à bloquer les adresses IP des utilisateurs et utilisatrices vivant dans des pays sanctionnés par l’OFAC, et a imposé des restrictions aux utilisateurs et utilisatrices actuel(le)s qui détenaient des KYC provenant de ces pays. En 2020, Binance a publié sa propre politique de sanctions.
Binance a consacré des ressources gigantesques et déployé des efforts considérables pour la conformité aux sanctions. Aujourd’hui, en complément du blocage d’adresses IP, l’entreprise utilise des outils tiers de pointe (dont World-Check, Kharon, Jumio, Trulioo, Onfido et IDnow) pour volontairement mettre en place des contrôles et des restrictions relatives aux lois sur les sanctions américaines, notamment en surveillant et vérifiant les transactions liées aux sanctions. Les mesures de contrôle des sanctions de Binance sont dirigées par Chagri Poyraz, qui jouit d’une longue expérience dans des postes de dirigeant principal avec la conformité aux sanctions comme première préoccupation (comme décrit ci-dessus). L’équipe dédiée aux sanctions de Binance est aidée par plus de 600 employé(e)s appartenant à d’autres équipes de Binance, comme la surveillance des transactions et le KYC.
C. La coopération et la collaboration de Binance avec les forces de l’ordre
Binance collabore et travaille également de manière proactive avec les forces de l’ordre locales. L’entreprise a créé deux équipes consacrées à la coopération avec les autorités policières, qui recensent à elles deux près de 100 membres. En date de février 2023, ces équipes ont répondu à plus de 55 000 demandes d’aide des organismes d’application de la loi avec un temps de réponse moyen de trois jours seulement.
Binance a aussi mis au jour et assisté de manière proactive les forces de l’ordre pour réagir à des problèmes de sécurité nationale dans plusieurs pays du monde, notamment aux États-Unis. En date de février 2023, Binance a collaboré, et s’est parfois même impliquée de manière proactive, sur 96 affaires hautement sensibles gérées par des autorités policières, dont des affaires de financement du terrorisme, d’abus sexuel sur mineur, de piratage d’État-nation, de propriété intellectuelle, de contrebande de stupéfiants, d’arnaques à l’investissement et d’escroqueries sentimentales. Par exemple, en 2021, Binance a averti de son propre chef le FBI et le Secret Service lorsqu’elle a découvert que Suex était utilisée par des cybercriminels russes. Binance a aussi collaboré avec les organismes d’application de la loi du monde entier dans le cadre du projet Bulletproof Exchanger Research, notamment le FBI, la cyber-police ukrainienne, l’Agence nationale de la police coréenne, la police suisse et la garde civile, pour anéantir en 2021 FANCYCAT, une organisation criminelle responsable de dégâts de plus de 500 millions $ causés par des rançongiciels et des millions de dollars de dommages provoqués par d’autres cyber-crimes. Récemment, Binance s’est jointe aux autorités policières du monde entier pour lutter contre Lazarus, un groupe cyber-criminel dirigé par le gouvernement nord-coréen, et a notamment collaboré avec les forces de l’ordre pour geler des cryptomonnaies d’une valeur estimée de 5,8 millions $ provenant du vol sur Ronin/Axie Infinity orchestré par Lazarus en 2022.
Enfin, Binance transmet de manière proactive ses informations aux autorités policières. Rien qu’en 2022, l’entreprise a organisé et participé à plus de 70 ateliers de formation destinés aux membres des forces de l’ordre et portant sur la lutte contre la cybercriminalité et les crimes financiers dans le monde. Fort de son succès, Binance a annoncé en septembre 2022 le lancement d’un programme mondial officiel de formation à l’application des lois conçu pour aider les autorités policières à détecter et lutter contre la cybercriminalité et les crimes financiers.
Binance a prouvé sa volonté de conserver son rôle de leader du secteur en matière de conformité réglementaire et de coopération avec les organismes d’application de la loi.
III. L’engagement de Binance vis-à-vis de la sécurité et de la transparence
Dans la continuité de son objectif de fournir une plateforme numérique sûre et centrée sur les utilisateurs/utilisatrices, Binance protège soigneusement les actifs de ses client(e)s, notamment en détenant une réserve d’une valeur biunivoque avec celle des actifs des utilisateurs/utilisatrices. Ceux/Celles-ci peuvent de ce fait retirer l’intégralité de leurs actifs de la plateforme à tout moment.
Dans le cadre de son engagement pour une transparence optimale, Binance a publié ses adresses de portefeuilles en ligne et hors ligne ainsi qu’une preuve de réserves sous la forme d’un arbre de Merkle, la preuve de collatéral des B-Tokens et six engagements pour un exchange sain. L’entreprise publie également des informations sur les processus de burn de son token natif, le BNB.
Binance a aussi mis en place des mesures de sécurité des utilisateurs et utilisatrices, notamment le Fonds d’assurance de marge qui protège les utilisateurs et utilisatrices des pertes lorsque leur capitaux propres en marge croisée/isolée sont inférieurs à zéro ou lorsqu’ils/elles sont incapables de rembourser leurs dettes. Binance est aussi l’un des premiers exchanges crypto à posséder un fonds sécurisé, connu sous le nom de Fonds d’Actifs Sécurisé pour les Utilisateurs (« SAFU »), qui protège les utilisateurs et utilisatrices lors de situations extrêmes. La valeur du SAFU a été évaluée à 1 milliard $ en novembre 2022, et Binance a rendu publiques ses adresses de portefeuille.
À ces mesures de sécurité pour les utilisateurs/utilisatrices s’ajoutent des initiatives pédagogiques à leur intention, qui leur permettent de mieux se protéger et de comprendre l’écosystème des cryptomonnaies. Pour affirmer sa volonté de mieux informer la population mondiale sur les cryptomonnaies, Binance a mis à la disposition du public près de 1 000 articles et entrées de glossaire sur Binance Academy, ainsi que des cours approfondis portant sur la cryptomonnaie dans plus de 10 langues. L’entreprise a également collaboré avec plus de 70 universités dans 20 pays pour former les individus aux cryptomonnaies et au Web3, et a travaillé avec des partenaires locaux pour lancer une campagne de lutte contre les escroqueries afin d’aider les utilisateurs et utilisatrices à repérer et éviter les arnaques.
De manière plus générale, Binance s’engage à assurer la sécurité et la stabilité de l’écosystème crypto dans son ensemble. En novembre 2022, l’entreprise a présenté l’Initiative de récupération du secteur, qui évalue les possibilités d’investissement dans des projets et des entreprises sur la blockchain rencontrant d’importantes difficultés sur le court terme. Binance a versé un premier milliard de dollars pour approvisionner le pool de récupération de l’initiative, et s’est engagée à augmenter sa contribution jusqu’à 2 milliards $ si cela était nécessaire.
Nous vous remercions de nous avoir permis d’expliquer pourquoi les précédents rapports incorrects ou incomplets ont entraîné l’apparition d’idées reçues sur Binance. Nous nous engageons à assurer le développement, la stabilité et la sécurité du secteur des cryptomonnaies, et celle de nos utilisateurs et utilisatrices à mesure de la croissance de l’écosystème.
Nous espérons que cette lettre vous aura fourni de plus amples informations sur le travail qu’effectue Binance pour protéger les utilisateurs/utilisatrices et se conformer à ses obligations légales. Nous répondrons volontiers à toute question posée par vous ou vos équipes au sujet de cette réponse.
Cordialement,
Patrick Hillmann Directeur de la stratégie Binance
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