Isaac Herzog a posé une lecture géopolitique forte dans ses deux courtes phrases passées en sourdine, à savoir: « ... Il s’agit d’une guerre pour le monde occidental…» et « ... Certains nous haïssent et refusent d’y croire...» Ces phrases cherchent à élargir le conflit, à en faire un enjeu civilisationel et moral, aussi à mobiliser les alliés.
Toutefois, posons la question par la Sourate (al- 5:8): si la haine d’un peuple peut biaiser le jugement, alors l’appel premier est à la JUSTICE même pour l’adversaire. Mettre le sort d’Israël au rang d’enjeu occidental peut renforcer la solidarité stratégique, en même temps, cela risque de fermer l’espace à la nuance et d’exclure la recherche impartiale de justice.
Quant à l'effet rhétorique desdites phrases, Herzog transforme une crise régionale en argument d’intérêt occidental et vise à obtenir soutien diplomatique et militaire.
Aussi, il ya un danger moral dans les expressions de Issac HERZOG, celui de réduire les critiques à de la haine qui, du reste, conforte ceux qui veulent illégitimer le questionnement intérieur et international.
Par ailleurs, dans toute démarche, d'équilibre est recommandé car appliquer la justice sans état d'âme, écouter la douleur des victimes des deux côtés, défendre la sécurité sans renoncer aux principes de droit international.
Dans le contexte, la "New-York Declaration" et les mouvements diplomatiques récents renforcent le cadre politique et la rhétorique risque d’exacerber les divisions si elle neutralise le débat sur les droits et la dignité des peuples.
Ainsi, à la croisée des récits, la parole publique doit être jugée à l’épreuve de la justice non pour amoindrir la détresse d’un peuple, mais pour refuser que la colère coupe le chemin du droit et de la paix.
#SouratesCryptos appelle à une posture lucide: défense & justice, solidarité & examen critique.
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